Un beau cadeau pour Capelton

Le Reflet du Lac - Charles-Antoine Rondeau - 29 septembre 2015

À l’occasion de son vingtième anniversaire, le site historique L’Épopée des Mines de Capelton connait l’une des meilleures saisons depuis son ouverture.

«Ça fait très longtemps qu’on a connu une saison comme ça. Les dernières années ont été plus difficiles, alors ça fait du bien», souligne la coordonnatrice Geneviève Vallières.

Cette dernière affirme que la mauvaise température de cet été n’a pas eu d’influence négative sur les activités.

«On fonctionne beau et mauvais temps. Dans la mine, c’est toujours la même température et c’est un peu pour ça que nous sommes encore là aujourd’hui. Le reste de l’industrie dépend beaucoup des conditions météorologiques, mais pas nous», mentionne celle qui est aussi la fille des fondateurs du site, Diane Vallières et Jacques Langlois.

La coordonnatrice ne cache pas que l’arrivée de Foresta Lumina à Coaticook aide grandement le tourisme régional.

«Ça a un impact sur toutes les entreprises touristiques, car leurs visiteurs viennent souvent nous voir aussi. C’est plaisant de voir le bien que ça fait à la région.»

Mme Vallières est visiblement fière de l’autonomie du projet. «Habituellement, un projet comme le nôtre est soit municipal ou provincial, ou encore à but non lucratif et subventionné. On s’est développé avec nos propres moyens», déclare-t-elle.
L’organisation n’a pas prévu de gros changement pour le vingtième anniversaire, mais certaines améliorations seront tout de même apportées au cours des prochains mois. «La mine est impressionnante en soi, mais on veut bonifier l’expérience en y améliorant les effets sonores et visuels», de dire Geneviève Vallières.

Les mines de Capelton et d’Albert, qui sont des mines de cuivre, ont été exploitées de 1863 à 1907. Il s’agissait de deux des premières mines au Canada. L’histoire du site s’est poursuivie jusqu’en 1939 avec la mine d’Eustis, qui était l’une des mines les plus profondes de son temps.

Les activités ont repris en 1994.

«On a commencé par faire de grands nettoyages, car certains espaces du site servaient de dépotoir. On a ensuite travaillé avec le ministère des Ressources naturelles pour démarrer les visites à l’automne 1995», se rappelle Mme Vallières, avant d’ajouter qu’un projet de la sorte a demandé beaucoup d’ambition et de travail.

«Des fois on se dit qu’il fallait être fou. Mon père était très visionnaire et ça a fonctionné, mais c’est un travail d’équipe», conclut-elle.

La saison des Mines de Capelton se termine le 12 octobre, et l’entreprise demande aux gens de réserver pour être certain d’avoir une place.

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