LAMRAC lève le voile sur son Centre d’observation et d’éducation

Le Reflet du Lac (journaliste : Vincent Cliche), 18 février 2010

Un rêve caressé par les dirigeants de l’organisme Les amis de la rivière aux Cerises (LAMRAC) deviendra réalité au cours des deux prochaines années, grâce à la construction d’un Centre d’observation et d’éducation.

Ce fameux centre, les gens chez LAMRAC y pensent depuis maintenant cinq ans. «Le projet a pris différentes formes au fil du temps, se souvient la directrice générale Stéphanie Houde. Nous sommes passés d’un extrême à l’autre, notamment avec un méga complexe de dix millions de dollars jusqu’à la cabane en bois rond.»

Le concept adopté se trouve plutôt au centre du spectre. Le projet, évalué à quelque quatre millions de dollars, comprendra un bâtiment principal et un atelier d’entretien, situés sur le chemin Roy, au nord de l’emplacement actuel. «Il était important de séparer ces deux entités, précise le président de l’organisme, Michel Turcotte. Nous voulons simplement assurer la quiétude des lieux pour nos visiteurs et pour nos employés, ce qui n’est malheureusement pas le cas présentement.»

Le bâtiment principal sera l’hôte du Centre d’observation et d’éducation (COÉ). À l’intérieur, on y retrouvera une exposition permanente, divisée en trois volets. Tout d’abord, on expliquera l’importance du rôle que jouent les milieux humides sur notre environnement. Ensuite, on racontera l’histoire du marais. «Il est bien beau aujourd’hui notre marais, mais, au fil des ans, on l’a réellement massacré, constate Stéphanie Houde. Depuis 1930, il a perdu 30 % de sa superficie. À l’époque, on s’en est servi comme dépotoir et deux voies ferrées passaient sur son territoire. Même aujourd’hui, le site n’est pas à l’abri des menaces. On subit notamment des pressions du développement immobilier et de la présence de plantes envahissantes, qui nuisent à la flore existante.»

Le troisième et dernier volet exploré en sera un intimement lié au bâtiment lui-même. «Le Centre sera un endroit vert, précise M. Turcotte. Par les technologies employées, on aura un fort rendement énergétique. Que ce soit avec les capteurs photovoltaïques, les contrôles intelligents sur l’éclairage et la ventilation, la récupération d’énergie par les eaux, l’orientation du bâtiment pour obtenir le maximum de luminosité du soleil, son enfouissement et le type de la structure, tout sera expliqué aux visiteurs. Par exemple, notre système de géothermie ne sera pas enfermé dans un garde-robe. Il sera plutôt installé dans un endroit où les gens pourront le voir et se renseigner sur son fonctionnement. On veut aussi leur dire que ce genre de projet est faisable à petite échelle.»

Le toit du futur Centre d’observation et d’éducation LAMRAC fera probablement jaser. Celui-ci sera entièrement recouvert de plantes. «Ce sera un toit vivant, précise le président de l’organisme. La terre qui s’y retrouvera servira d’isolant. Sur le plan esthétique, on aura rarement vu quelque chose du genre. Le toit changera de couleurs avec les saisons.»

Finalement, Les amis du marais de la rivière aux Cerises pourront accueillir les jeunes étudiants de leur classe verte dans une salle multifonctionnelle, en case de pluie.

Financement assuré
Par le biais du programme Fonds Chantier Canada-Québec, LAMRAC a obtenu une subvention pour financer son projet. Même si les chiffres n’ont pas été officialisés, les gouvernements provincial et fédéral devraient s’acquitter des deux tiers de la facture. Le tiers restant sera partagé entre l’organisme et la Ville de Magog, un partenaire majeur du projet, estiment les dirigeants de LAMRAC.
Le Centre d’observation et d’éducation, d’une superficie de 8500 pieds carrés, remplacera la résidence actuelle de l’organisme (1200 pieds carrés), qui sera déménagée ou détruite. Les appels d’offres ont été lancés le 16 février dernier. Même si on ne peut pas prédire la date de la première pelletée de terre, une chose est cependant certaine. Le bâtiment sera complété d’ici le 31 mars 2011.

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