Club Med veut mettre Orford sur l’échiquier mondial

Le Reflet du Lac (journaliste : Dany Jacques), 14 décembre 2009

La prestigieuse entreprise Club Med envisage de mettre le Mont-Orford sur l’échiquier mondial en s’associant avec Vertendre dans la construction et la gestion d’un hôtel au sommet du mont Sylvio-Lacharité, à Eastman.

Alain Chagnon, de Vertendre, assure qu’il ne s’agit pas d’un canular et insiste sur le sérieux de cette entreprise ayant 80 villages répartis sur les cinq continents. «Des dirigeants du Club Med ont visité la région l’été dernier et plus récemment. Ils sont tombés en amour avec nos paysages et notre cachet naturel. Ils sont prêts à investir, mais pas dans dix ans, dans moins de cinq ans», signale M. Chagnon en espérant que la saga du Mont-Orford s’accélère enfin et aboutisse à un dénouement.

Quelques barrières devront toutefois se lever avant la signature d’une entente. La Station touristique du Mont-Orford doit demeurer ouverte, ses installations devront se moderniser et un téléphérique entre le sommet d’Orford et la propriété de Vertendre, située sur le versant est de la montagne, à Eastman, devra être aménagé.

Alain Chagnon ne veut pas jouer au jeu des menaces, mais croit qu’il s’agit d’une occasion unique à ne pas manquer, particulièrement pour l’image de marque de la région et un attrait supplémentaire pour une nouvelle clientèle. «On a la chance d’avoir le Club Med de notre côté même si Tremblant lui offre un terrain gratuitement. Les dirigeants préfèrent même notre coin plutôt que l’Ouest canadien pour effectuer leur retour au Canada», indique-t-il.

Club Med de possède aucun établissement touristique au Canada et un seul aux États-Unis, soit en Floride. Ces dirigeants affectionnent également la proximité de Montréal, mais aussi de sa clientèle largement établie sur la côte est américaine.

Club Med ne serait pas intéressé à l’appel d’offres du gouvernement du Québec en ce qui concerne l’acquisition des équipements de la Station de ski du Mont-Orford. Quant à Vertendre, M. Chagnon souhaite connaître le contenu de l’offre avant de prendre une décision.

Selon M. Chagnon, il est très agréable et instructif de travailler avec ces entrepreneurs favorisant le développement durable, le respect et l’intégration de la nature. «C’est toujours bien fait, comme en Australie en plein milieu d’un parc. Club Med ne construit pas de Las Vegas», insiste-t-il.

Ce gros joueur s’ajoute à l’architecte de renommée mondiale, le Suisse Heinz Julen, qui a déjà accepté de collaborer avec Vertendre. «Nous tentons de recruter des partenaires sérieux afin d’élaborer le meilleur projet possible, et qui se distingue de la concurrence», explique M. Chagnon.

Club Med veut mettre Orford sur l'échiquier mondial

Photo : Dany Jacques (Le Reflet du Lac)

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